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La
Jordanie : Un Pays, un Roi |
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Chronologie Juin 1916 -------------------------------------------- Capitale : Amman
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Des dirigeants du monde entier aux obsèques du roi Hussein
Le Pays du Nord au Sud Ajloun est une vieille bourgade arabe, à 24 km. au nord de Jérash, intéressante pour l’énorme forteresse qui la domine, Qalaat er-Rabadh. C’est un puissant château-fort arabe construit en 1184-1185 pour s’opposer aux forteresses des Croisés de Kérak et de Shobak. C’est l’ensemble fortifié qui couronne une colline cinique. Elle représente un profond fossé, des portes, des casemates voûtées et tout un réseau de fortifications.
Jérash (à 50 km au nord d’Amman), l’antique Gérasa, offre encore de magnifiques ruines, parmi les plus remarquables du Proche orient. Fondée par les Grecs vers la fin du IV°s. avant notre ère, Gérasa devint sous la domination romaine, une ville importante sur l’antique route de l’encens. Les ruines très importantes, sont axées autour et tout au long d’une grande rue centrale d’époque romaine bordée de colonnades conduisant à une place ovale unique en Orient, voisine d’un théâtre admirablement conservé, et d’un temple de Zeus (Jupiter). Le monument le plus important est le temple d'Artémis, auquel on accède par une volée d’escaliers.
Gadara (Umm Qaï, à 110 km au nord d’Amman) est un très beau site d’époque gréco-romaine, d’où l’on domine tout le lac de Tibériade et la vallée du Yarmouk. Fondée sans doute à l’époque d’Alexandre le Grand (fin IV° s. avant notre ère), la ville prit une grande extension à l’époque romaine, à partir du 1er s. de notre ère. Il subsiste de nombreuses et belles ruines de cette époque : trois théâtres dont un assez bien conservé, des thermes romains, une église byzantine, un forum.
Pella Située sur la rive gauche du fleuve, Pella fut fondée par les vétérans Macédoniens des armées d’Alexandre le Grand, à la fin du IV° s. avant notre ère. Disputée entre les deux dynasties macédoniennes rivales, les Ptolémées d’Egypte et les Séleucides de Syrie, elle fut détruite en 80 avant notre ère et reconstruite par les Pellas. Il subsiste quelques belles ruines d’une basilique, d’un théâtre, d’un temple, d’un monastère et de quelques demeures.
Amman
La ville moderne d’Amman est propre et s’étend sur plusieurs
collines. Au cours de la dernière décennie, sa population a augmenté jusqu’à
en faire une grande ville d’un million d’habitants. A l’époque « biblique »,
c’est à dire à la fin du II° millénaire avant notre ère et au cours des
premiers siècles du millénaire suivant, sur son emplacement s’élève la cité
fortifiée de Rabbath Ammon, capitale du royaume des Ammonites. Son nom moderne a
conservé une partie son nom antique. Occupée par les Assyriens, puis par les
Babyloniens, les Perses et les Grecs, la ville et sa région furent incluses
dans l’empire Romain. Devenue Arabe en 635, elle fut érigée capitale de la
Transjordanie, sous mandat britannique, en 1921, et en 1946, la capitale du
royaume Hachémite de Jordanie qui a alors accédé à l’indépendance.
Madaba, la Medba biblique, se trouvait prise entre les royaumes des Ammonites au nord et des Loabites au sud. Elle eut une certaine importance à l’époque Byzantine où elle était le siège d’un évêché. Tombée au pouvoir des musulmans en 635, elle fut peu à peu désertée avant d’être réoccupée en 1880. De nombreuses mosaïques byzantines ont été retrouvées dans les ruines des églises et des demeures des particuliers. Parmi celles-ci, les plus remarquables se trouvent dans l’église Saint-Georges qui conserve la première carte en mosaïque de la Palestine (datée de 560 de notre ère). Au centre se situe une représentation de Jérusalem avec ses remparts et son artère centrale (cardo maximus) bordée de colonnades. Mont Nébo (838 m d’altitude). C’est de cette hauteur formant une longue crête que, selon la tradition biblique, Moïse contempla, avant de mourir, la terre de Canaan ; on découvre la mer Morte et les collines de Judée, jusqu’à Jérusalem qui peut être visible par temps clair. Cette arête est divisée en trois sommets : le Djebel Neba où l’on peut voir quelques dolmens qui remontent à l’âge du bronze, le Djebel Siyagha, à l’extrémité ouest où l’on peut voir les ruines d’un monastère et qui serait le lieu où aurait été enseveli Moïse, et, entre les deux le Khirbet al-Meklayat . Ce serait sur cette dernière hauteur que se serait élevée la ville de Nebo. Au pied de son acropole a été construit un petit bâtiment pour abriter les mosaïques byzantines de l’église Saint-Lot et Saint-Procope.
Kérak est à une hauteur de 950 m. C’est le site de l’antique capitale de Moab, Qir-Héres. C’était la capitale du roi Mesha, qui soutint un siège contre les Israélites au milieu du IX° s. avant notre ère. Ce siège est commémoré dans une stèle dite de « Mesha » maintenant au Louvre. Vers 1142 les croisés construisirent sur une hauteur dominant la ville une énorme forteresse dont il subsiste de magnifiques ruines avec de puissantes murailles, cours, portes, vastes salles souterraines, etc... De cette forteresse Renaud de Châtillon, à partir de 1176, conduisit de nombreux raids meurtriers dans les états voisins musulmans. Le château a été en grande partie remanié par les Arabes après sa réédition en 1188.
Pétra (à 260 km au sud d’Amman) est l’un des sites des plus célèbres et des plus remarquable de l’Orient ancien. On y parvient par un long et étroit défilé, le Sîq, qu’on parcourt à dos de cheval, ou à pied, selon ce qu’on préfère. C’est une vieille cité caravanière, capitale des Nabatéens, construite dans tout un réseau d’Ouadis, dominés par des collines de gres rouge. Dans ces falaises sont creusées des tombes-temples offrant tout un ensemble unique de façades sculptées dans la roche, de style gréco-romain. D’abord nid d’aigle et refuge des nomades Edomites, Pétra ne devint une cité qu’avec l’apparition des Nabatéens. Ces derniers, d’origine arabe, parlaient un dialecte araméen et nomadisaient dans les parties méridionales du pays d’Edom. Ils entrent réellement dans l’histoire dans le courant du IV°s. avant notre ère où ils s’imposent comme caravaniers enrichis par le commerce de l’encens venu du Yémen. Au siècle suivant ils sont installés à Pétra dont ils font leurs entrepôt de marchandises, au noeud de routes reliant l’Arabie à l’Egypte, à la Syrie et à la Palestine. On a conservé les noms de plusieurs souverains qui régnèrent sur le royaume de Nabatène, jusqu’à son annexion par les Romains en 106 de notre ère par Trajan. Désertée à la fin de l’époque byzantine, la ville perdue ne fut retrouvée qu’en 1812 par le voyageur Suisse Burckhardt. L’ensemble des ruines dont l’essentiel consiste en tombes-temples creusées dans les falaises rouges dominant les ouadis et pourvues de magnifique façades, s’étend sur de grandes distances. Les monuments essentiels sont Khazneh (le trésor), le théatre, le Deir (Couvent). Tout le long du Cardo Maximus se développent les ruines de quelques monuments dont le principal est le Qars al-Bint.
Wadi Rum (ou Ram), magnifique désert aux teintes irisées, est un lieu réellement magique, avec ses hauteurs en roches sculptées par le vent semblables à des ruines de monuments antiques. C’est dans ce désert qu’ont été tournées plusieurs séquences du film consacré à Lawrence d’Arabie.
Aqaba est la plus célèbre station estivale de la mer rouge et le seul port de la Jordanie. C’est à 3 km d’aqaba qu’a été retrouvé le site portuaire d’Esion Gaber où le roi Salomon, au X°s. avant notre ère fit construire avec l’aide des Tyriens, une flotte pour commencer avec le lointain et mystérieux Ophir. Les Nabatéens de Pétra construisirent là un port en relation avec l’Arabie méridionale, avant d’être intégré dans l’empire romain. Lors de la conquête arabe, en 631, le port s’appelait Ayla. Il fut l’un des lieux d’embarquement des pèlerins qui se rendaient à la Mecque par la mer. Au XVI° s. les Mamelouks d’Egypte y bâtirent un important caravanserail, et c’est vers cette époque qu’apparaît le nom d’Aqaba. C’était une bourgade avec un port fortifié lors de la guerre de 1914-1918. Il s’y trouvait une garnison Turque qui risquait de menacer les arrières des Anglais décidés à marcher sur Jérusalem en partant du canal de Suez. Une petite troupe d’Arabes dirigée par le colonel Lawrence d’Arabie, enleva la ville en la prenant de revers le 6 juillet 1917. C’est actuellement une ville moderne d’environ 35.000 habitants, ouverte sur ce jardin sous-marin que sont les fonds de coraux de la mer Rouge. Il s’y trouve un centre de plongée sous-marine parfaitement aménagé et organisé.
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